Tokyo, un mardi midi. Devant un noren, ce rideau de toile suspendu à l'entrée, une file s'étire le long du trottoir. Des employés en chemise, une étudiante avec ses écouteurs, un couple de touristes qui a repéré l'adresse sur un blog. Personne n'a réservé. Personne ne s'en plaint. Quand une place se libère au comptoir, la file avance d'un pas et le suivant passe sous le rideau.
À Marseille, la scène se joue autrement. Le ramen a traversé la planète, mais les habitudes ne voyagent pas toujours avec lui. Alors, faut-il réserver dans un ramen-ya, ou se présenter comme on le ferait à Tokyo ? La réponse dépend moins du bol que de vous : combien vous êtes, à quelle heure vous venez, ce que vous attendez de la soirée.
Ce guide vous aide à trancher. Comment fonctionne un ramen-ya au Japon, ce qui change en France, les situations où réserver est vraiment utile, celles où l'on peut tenter sa chance, et la façon concrète de s'organiser pour une visite chez Iwao, rue Sainte. Avec, au passage, quelques conseils pour bien vivre l'attente quand elle arrive.